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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 14:59

POUTINE III. VERS UNE TRANSITION RUSSIE ?

Quelques pistes d’analyse et de prospective à travers

« La Transition russe, vingt ans après », sous la direction

de Jacques Sapir.

PAR PHILIPPE MIGAULT

Chercheur à l’IRIS

4 mai 2012

IRIS - Observatoire stratégique et économique de l’espace post-soviétique

Vladimir Poutine retrouvera son siège de Président de la Fédération de Russie lundi. A cette

occasion, n’en doutons-pas, la presse occidentale trouvera une fois encore une bonne occasion de se déchaîner contre lui. Dictateur, prédateur, leader d’une bande de siloviki 1 mafieux...Les anathèmes habituels seront de rigueur et la mauvaise foi au rendez-vous.

La mauvaise foi, oui.

Certes Vladimir Poutine n’a rien d’un enfant de coeur. Qu’il s’agisse de mater la rébellion tchétchène, de briser l’oligarchie financière2 ou de défendre la position de la Russie sur la scène internationale, il démontre une détermination, une dureté et une indifférence aux pressions choquant les opinions publiques occidentales.

Mais ce sont des traits de caractère qu’on est en droit d’attendre d’un chef d’Etat, a fortiori en

contexte de crise 3. Et si l’élection de Vladimir Poutine a incontestablement été entachée de fraudes, il eût sans aucun doute triomphé sans elles.

Les citoyens russes ont sciemment choisi de reconduire au Kremlin un homme que l’Occident

abhorre. Inconscience ? Désir culturel d’être guidé par un homme fort ? Rejet de la démocratie ?

Immaturité politique ? En France, où seule l’opinion des opposants au régime Medvedev-Poutine

semble digne d’être entendue, ces clichés seront une fois de plus bien commodes pour expliquer

l’incompréhensible au vulgum pecus.

Les Russes, pourtant, ont fait preuve d’un solide sens politique en accordant leurs suffrages à Poutine.

D’une part parce qu’il n’existe pas aujourd’hui en Russie d’opposition unie et crédible susceptible de

représenter une alternative. Ziouganov est un stalinien pur et dur. Prokhorov un oligarque aux

propositions délirantes4. Jirinovsky évoquait, il y a quelques années encore un nouveau partage de la

Pologne avec l’Allemagne…Quant aux libéraux, ils sont disqualifiés compte tenu du bilan des années

Eltsine au cours desquelles leurs réformes ont ruiné le pays.

Bref les Russes ont reconduit Poutine en 2011 comme les Français ont reconduit Chirac en 2002 :

C’était lui ou le chaos.

D’autre part parce que Poutine a fait – à peine - campagne en se reposant sur un atout maître : son

bilan au Kremlin, celui des années 1999-2008. Une période au cours de laquelle la Russie a connu une

croissance exceptionnelle, qui lui a permis de se classer parmi les BRICA 5, mais aussi d’effacer la

catastrophe économique sans précédent dont elle a été victime dans les années 90.

Afin de mieux comprendre la motivation essentielle des électeurs russes, le lecteur de cet article

peut se tourner vers un ouvrage récemment paru : « La transition russe, vingt ans après ».6 Travail

collectif, rédigé par quatre spécialistes éminents de l’économie russe 7 , ce livre décrit la

métamorphose de cette dernière de la fin de l’Union soviétique à nos jours et explique les mécanismes qui ont prévalu à son effondrement, puis à son retour au premier plan.

Les années terribles d’abord.

De 1991 à 1998, la Russie connaît une phase de récession auprès de laquelle la grande dépression de

1929 ou la crise grecque contemporaine s’apparentent à de simples péripéties.8 Au lendemain de la

dissolution de l’URSS et de sa prise de pouvoir, Boris Eltsine confie les rênes du gouvernement et de

l’économie russe à Egor Gaïdar. Celui-ci, fervent partisan des théories économiques ultralibérales de

l’Ecole de Chicago, lance la fameuse « thérapie de choc » : En 500 jours il s’agit de faire passer le pays du dirigisme socialiste au capitalisme. Très vite cette réforme prend des allures de désastre.

Dès 1992 les prix du marché sont multipliés par 26. L’inflation atteint les 2330 % en décembre de la

même année. La population est saignée à blanc. Le processus de privatisation des entreprises

n’apporte quasiment rien à l’Etat et débouche sur l’émergence d’une classe d’oligarques

multimilliardaires. Mais les autorités russes, dont la survie dépend des aides du FMI et de la Banque

mondiale, poursuivent dans le même sens sous la pression de ces derniers, exigeant toujours plus

d’efforts.

Le résultat est connu : Le 17 août 1998, la Russie se déclare en cessation de paiement. « Le bilan des

réformes des années 90 fut la transformation de l’activité économique planifiée de l’URSS, grande entité inefficace, en activité économique de marché de la Russie, petite entité toute aussi inefficace », ironise Viktor Ivanter.

La résurrection ensuite.

Dès l’automne 1998 Evgueni Primakov, nouveau Premier ministre, va initier un certain nombre de

réformes qui vont remettre le pays sur les bons rails. Pour cela il a une stratégie simple, « rétablir la

verticale du pouvoir », formule régulièrement attribuée à tort à Vladimir Poutine.

Il reprend sans ménagements le contrôle des différents sujets de la Fédération de Russie, mettant au

pas les gouverneurs locaux qui depuis une demi-douzaine d’années se comportaient comme des

potentats. Les fiefs brisés, les marchandises circulent de nouveau d’une région à l’autre de la Russie,

permettant à la population d’avoir de nouveau accès à une plus grande variété de marchandises et

aux entreprises de reprendre un négoce actif. L’impôt, confisqué par les autorités locales, est de

nouveau redirigé vers les services du pouvoir central. Ce dernier, disposant à nouveau des

ressources fiscales, peut progressivement rétablir l’ordre dans le pays, lancer les investissements dans

les secteurs qui en ont le plus besoin.

Primakov double cette mise au pas d’une politique protectionniste couplée à une dévaluation du

rouble. De la sorte, les industries russes, quasi-anéanties, bénéficient d’une protection vis-à-vis de la

concurrence étrangère qui leur permet de se redresser sur leur marché domestique, tout en

disposant d’un nouvel atout à l’export compte tenu de la faiblesse du rouble. Primakov, enfin, lance

l’idée des Goskorporatsiï, ces grandes corporations d’Etat regroupant les principales entreprises d’un

même secteur au sein d’une holding publique.

Dévaluation, protectionnisme, intervention massive de l’Etat dans l’économie : il n’en faut pas plus

pour que les libéraux, qui ont poussé la Russie dans le mur, prédisent une nouvelle catastrophe

devant cette rupture du dogme. Le FMI, qui n’a eu de cesse de réclamer toujours plus de réformes

au pays alors que celui-ci était déjà ruiné, prophétise l’hyperinflation, un nouveau krach, un recul du

PIB de 7%. Mais très vite la Russie renoue avec une croissance robuste de 5%9. Une erreur de 12

points dont devraient se rappeler tous les libéraux stigmatisant aujourd’hui en Europe les recettes qui ont si bien réussi aux Russes…

Chassé du pouvoir en mai 1999 pour de strictes raisons politiciennes par un Eltsine à bout de souffle,

Primakov transmet donc à Poutine, après le rapide intermède du fade Stepachine, un pays prêt au

redémarrage.

Poutine, officier du KGB, n’est pas plus un économiste que ne l’était Primakov. Mais l’un comme

l’autre ont un sens aigu de l’Etat. Tous deux ont été formés aux deux écoles, la diplomatie et les

services de renseignement, qui étaient les plus susceptibles de donner aux citoyens soviétiques une

vraie ouverture sur le monde, une connaissance approfondie des rapports de force et de l’intérêt de

la Russie dans le contexte international.

Poutine met donc ses pas dans les brisées de Primakov. Et très vite cela paie.

Fin 2008, lorsqu’il « cède » le pouvoir à Medvedev, Poutine peut s’enorgueillir d’un bilan

extrêmement flatteur. « De 1999 à 2007, le PIB du pays a augmenté de 69% (tandis que) la situation

globale macroéconomique n’a cessé de progresser. Les finances nationales ont été assainies, l’Etat a ramené au minimum extérieure et sa dette intérieure. Le taux annuel d’inflation est passé de 20% à 9% », souligne Alexandre Nekipelov.10 Démonstration de ce succès, le taux d’investissement étrangers dans le pays, qui plafonnait à 10 milliards de dollars en 1999, atteint les 121 fin 2007, lorsque Poutine se prépare à quitter le Kremlin.11

Contrairement à une idée reçue, de surcroît, la relance de l’économie russe dès les débuts du

premier mandat Poutine ne s’appuie pas sur la remontée des cours du pétrole.

Celle-ci est incontestable mais elle ne connaîtra une progression régulière, stable, qu’à compter de la

fin 2002 et surtout de 2003, 2001 et 2002 marquant un recul du Brent par rapport à 2000. De

surcroît, si la rente pétrolière est incontestablement un atout, elle est consacrée dans un premier

temps au remboursement de la dette extérieure de la Russie, 160 milliards de dollars 12 . Les

premières années de redressement économique de la Russie trouvent donc leur origine dans les

investissements de l’Etat et une relance de la consommation intérieure.13

L’effort d’investissement public restera d’ailleurs décisif dans les années à venir.

Si la Russie a besoin d’un pétrole qui se maintienne à un niveau élevé, ce que laissent présager les

prédictions d’un Christophe de Margerie14 ou les déclarations belliqueuses vis-à-vis de l’Iran, elle

devra réinvestir une partie de cette manne dans des proportions plus élevées qu’au cours des deux

premiers mandats de Poutine.

Certes le pays, malgré le choc de la crise financière de 2008-2009 a renoué avec la croissance. Mais

celle-ci doit être soutenue, pérennisée, par une métamorphose de l’économie et la société russes.

Ces dernières ont entamé leur mutation, déjà perceptible, depuis une douzaine d’années.

L’émergence d’une classe moyenne aisée, volontiers contestataire mais surtout très consommatrice,

la relance de l’industrie automobile, de l’aéronautique, de l’armement, de l’énergie, les projets tels

Skolkovo… sont autant d’indicateurs allant dans le bon sens.15

 

Ce n’est toutefois qu’un début.

Il faut maintenant transformer l’essai. En finir avec le poids écrasant de la rente pétrolière en

développant les secteurs agricole, industriel, manufacturier et bancaire. Transformer le pays en un

Etat de droit, pratiquant un capitalisme à visage humain grâce au consensus social que permet une

population connaissant sécurité économique et libertés démocratiques. Bref, faire de la Russie une

vraie puissance européenne. Pour Vladimir Poutine, c’est l’occasion de réussir là où Pierre le Grand,

Catherine II, Witte, Stolypine et les marxistes ont échoué. Une mise en perspective historique qui à

première vue peut sembler ridicule, mais n’est sans doute pas si stupide.

D’une part parce que Vladimir Poutine, monstre froid, n’en est pas moins humain et que comme tout

dirigeant il se préoccupe sans doute de la trace qu’il laissera dans l’histoire de son pays.

D’autre part, parce qu’ « on retrouve dans l’économie russe actuelle des traits qui furent ceux de l’économie russe d’avant 1914. C’est dire le poids de l’histoire des structures sociales et des mentalités, mais aussi l’importance de la spécificité des conditions naturelles qui viennent façonner et diversifier le capitalisme dans chaque pays.»16

Les chantiers qui attendent Vladimir Poutine ne sont pas très différents de ceux auxquels étaient

confrontés les Tsars… Ils s’appellent pauvreté, progrès du système de santé, de l’éducation,

éradication de la corruption, industrialisation…

Des progrès ont déjà été enregistrés.17,18 Mais si le second mandat de Vladimir Poutine a affiché « une

véritable priorité sociale »19, il a aussi été marqué par un accroissement sensible de la corruption,

corollaire quasi-inévitable d’une colossale manne pétrolière couplée à une administration et à un

secteur bancaire déficients.

 

On peut légitimement espérer un afflux de banques étrangères sur le marché russe, compte tenu de

l’entrée de la Russie dans l’OMC, ce qui permettra la mise en place d’un véritable secteur financier

performant, limitant une partie de la corruption. Mais il faudra encore stopper celle qui est pratiquée

au quotidien par l’administration. Ce sera un exercice d’autant plus difficile que l’Etat, qui est allé trop

loin dans la recentralisation, devra sans doute redonner une réelle autonomie aux autorités locales

pour simplifier la vie économique…

Quoi qu’il en soit, ce sont encore des décisions de l’Etat que dépendra encore le sort de la Russie

dans les années à venir. Sous la houlette de Vladimir Poutine, il ne faut sans doute pas s’attendre à

son désengagement, hormis dans certains secteurs économiques dont les champions russes sont déjà

compétitifs sur la scène internationale. Cette situation est sévèrement critiquée par nombre

d’experts occidentaux. Mais est-ce nécessairement un défaut ? Pas, une fois encore, si on écoute

Jacques Sapir : « En 2010, à la suite de l’impact de la crise internationale sur la Russie, l’Etat devait

contrôler directement ou indirectement entre 45% et 50% de l’industrie. On se situerait alors à un niveau proche de la France ou de l’Italie dans les années 1960 à 1980. La proximité entre le modèle étatique russe actuel et celui de l’Etat développeur au Japon et en Corée dans les années 1950 à 1970 est aussi indubitable. » 20

La France et l’Italie des Trente Glorieuses, le Japon et la Corée du miracle économique… On peut

difficilement souhaiter mieux à Vladimir Poutine et à la Russie.

 

1 Les Siloviki sont les fonctionnaires russes relevant des structures de « force » : Ministère de la défense, ministère de l’intérieur, services de renseignement...

2 Le cas Khodorkovski, qui a pris contrôle de Youkos dans des conditions scandaleuses, n’émeut pas grand monde en Russie…Personne du moins ne le considère comme une icône démocratique.

3 Nous fêtons cette année le cinquantième anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie. Le général de Gaulle ne s’est pas seulement contenté de jeter en prison les militaires qui l’avaient ramené au pouvoir quatre ans plus tôt dans le cadre de l’opération Résurrection. Il a aussi consenti à l’exode forcé vers la métropole de plus d’un million de ses compatriotes résidant en Algérie et a fermé les yeux sur le crime de guerre perpétré par le FLN contre les Harkis (avec la complicité d’une partie de l’armée française...). Un an auparavant le 17 octobre 1961, mécanismes qui ont prévalu à son effondrement, puis à son retour au premier plan.

une manifestation interdite, organisée par le FLN dans Paris, était dispersée au prix de plusieurs morts chez les

manifestants. Pourtant de Gaulle, aujourd’hui encore, demeure une référence aux yeux de la plupart des

Français, parfaitement conscients de la dureté du « Général » et de ses « Siloviki »…jusqu’en 1968.

4 Pour introduire l’Euro en Russie il faudrait déjà demander l’ avis des Européens. En supposant d’ailleurs que ce soit bien le moment…

5 Les BRICA (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) sont un groupe d’Etats partageant le même dynamisme économique, dont la richesse devrait dépasser celle des membres du G7 d’ici une quinzaine d’années.

6 « La transition russe, vingt ans après », sous la direction de Jacques Sapir. Editions des Syrtes, 2012.

7 Alexandre Nekipelov est vice-Président de l’Académie des sciences de Russie, Président du conseil de

direction de Rosneft.

Viktor Ivanter est académicien, directeur de l’institut de prévision de l’économie.

Dmitri Kouvaline est chef de département à l’institut de prévision de l’économie.

Jacques Sapir est Directeur d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Directeur du Centre

d’Etudes des Modes d’Industrialisation (CEMI). Il a dirigé cet ouvrage collectif.

8 Les pertes totales de l’économie russe pendant la période de mise en place des réformes libérales de 1992-1998 ont été plus de deux fois supérieures à celles de l’économie soviétique pendant la deuxième guerremondiale. Le PIB a reculé de 40%, la production industrielle de 50% les investissements de 80%. (-24% de PIB

durant la seconde guerre mondiale, -30,5% pour les Etats-Unis durant la grande dépression de 1929-1933).

 9 « Dès octobre 1998, l’industrie observait chaque mois un retour à la croissance antérieure. En avril 1999, l’économie retrouva le niveau d’avril 1998 et les résultats de la première moitié de 1999 montraient un redressement de 3,9% par rapport à l’année précédente » Alexandre Nekipelov, « La transition russe, vingt ans après », p. 104.

10 Alexandre Nekipelov, « La transition russe, vingt ans après », p. 105.

11Ce qui démontre que les investisseurs étrangers ne fuiront pas nécessairement la Russie en raison du retour au pouvoir de Poutine…

12 Moscou a achevé de rembourser sa dette au club de Paris en 2006, soit avec 14 ans d’avance sur le terme prévu de 2020.

13 « Le mouvement de reprise de l’activité s’est en fait enclenché relativement tôt, dès la fin de 1998, avant de s’étendre aux diverses branches de l’économie en 1999 et 2000. (…) Le rétablissement économique est donc bien antérieur à la hausse des prix du gaz et du pétrole, qui ne s’est manifestée qu’à l’automne de 2002, contrairement à ce qui est encore aujourd’hui affirmé (…) En fait, pour la période qui va de la crise de 1998 à l’impact de la crise internationale de 2009, ce sont bien la reconstruction de l’Etat et la mise en place d’une politique industrielle ambitieuse qui ont joué dans le long terme le rôle le plus important dans le passage à une dynamique de croissance. Mais rien de tout cela n’aurait été possible sans l’importance de la dévaluation initiale et les mesures prises par le gouvernement Primakov durant l’hiver de1998-1999.» Jacques Sapir, « La transition russe, vingt ans après », pp. 202-203.

14 Christophe de Margerie, patron de Total, déclarait en 2008 à propos du coût (en dollars) du baril de brut : « Si on passe à 200 en deux ou trois jours, c'est catastrophique. S'il passe à 200 en dix ou quinze ans c'est plus que normal ». C’était en 2008…2018 marquera la fin du troisième mandat Poutine.

15 Les investissements étrangers – Renault, Alstom, Thales, Safran, Thales, Areva, EDF, GDF, Total… - sur ces segments aux cycles économiques longs en témoignent.

16 Jacques Sapir, « La transition russe, vingt ans après », p. 188.

17« Le nombre de Russe qui vivent en dessous du seuil de pauvreté a été divisé par plus de 2 de 2000 à 2009, mais reste tout de même élevé : 13,2%. Il faut garder à l’esprit que ce seuil est nettement inférieur à celui des pays développés à économie de marché. » Viktor Ivanter, « La transition russe, vingt ans après », p.57. En France le taux de citoyens vivant sous le seuil de pauvreté, soit avec mois de 954 €/mois est de 13,5% en 2009 d’après une enquête de l’INSEE. http://www.liberation.fr/societe/01012356948-13-5-vivent-sous-le-seuilde-pauvrete

18« La part des équipements et machines a nettement augmenté à partir de 2004 et cette augmentation est d’autant plus significative qu’elle s’est accompagnée d’une hausse globale de l’investissement. On est ainsi passé de 6% à 2000 à 7,5% en 2008 du PIB pour les équipements, ce qui représente une hausse de 25% de ces investissements, et une hausse absolue bien plus importante dans la mesure où le PIB a fortement augmenté entre 2006 et 2008. Ces mesures se sont traduites par une modernisation de l’industrie et des hausses importantes de la productivité du travail. » Jacques Sapir, « La transition russe, vingt ans après », pp. 212-213.

19 IBID, p. 209.

20 IBID, p.229.

 

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